HISTOIRE D’UNE FAMILLE MODESTE DE          

                                                GASCOGNE

   

                                           LA PETITE HISTOIRE DES                                

                                              LABURTHE

 

 

 

 A la mémoire de Camille Verdier

 

 

Préface

 

Bien longtemps après que je ne serais plus, ceux qui ouvriront ce modeste ouvrage se poseront la question de savoir pourquoi je me suis attaché à honorer un nom qui n’est pas le mien.

Tout, en ceci, est simple, logique et naturel !

Un destin douloureux qui, trop tôt, m’a ravi mon, père et son patrimoine, a voulu que mon enfance et mon adolescence s’écoulent, heureuses, dans la maison d’asile que fut pour moi le berceau de la famille Laburthe. Ces circonstances ont marqué et orienté ma vie.

Il était juste, dans ces conditions, qu’un jour, j’en vienne à exprimer ma gratitude à mes bienfaiteurs en consacrant quelques lignes à leur mémoire et écrire ainsi le livre d’une famille à qui je dois tant.

Après ma mère, qui fut pour moi un exemple, je suis devenu ainsi le dépositaire des traditions et des souvenirs. J’ai tenu à les évoquer à l’intention de ma descendance. Je voudrais que celle-ci puisse trouver encouragement et réconfort dans ce rappel du passé.

Un passé que je me suis efforcé de pénétrer aussi profondément que possible avec souci d’objectivité. Pour le faire, j’ai évité la déduction facile et si rarement, j’ai eu recours à l’hypothèse, ce n’aura été que dans la mesure ou mes éléments d’informations m’autorisaient à le faire.

 

I  LES ORIGINES DU NOM

 

D’après une opinion généralement répandue, mais à mon avis facile, Laburthe serait la simple altération du mot courant Labarthe, qui signifie encore de nos jours :

«  Terres basses, dont l’eau reprend souvent possession à la mauvaise saison » cf - les Barthes de l’Adour - revue géographique des Pyrénées et du Sud-ouest tome VII 1937 pp 63,101,237 et 250

La thèse est fragile, car s’il y avait eu réellement altération, le mot altéré n’existerait plus actuellement. On ne saurait donc soutenir avec pertinence que les Laburthe de jadis tirent leur nom des ces « terres basses » qu’ils auraient occupé dans un lointain passé.

Je ne retiens pas davantage quant à moi, à titre de confirmation, l’idée suivant laquelle le terme de Barthe semble provenir de l’espagnol Burto ou Bourto, qui a fait Bourdeau, cher à Rabelais, et ensuite Bordeaux.

La capitale de l’Aquitaine s’appelait Burdigala dans l’antiquité et cette dénomination latine reste étrangère à une quelconque influence espagnole.

D’autres ont tenté d’expliquer que le nom de Laburthe provenait du dialecte parlé par les wisigoths au moment ou ces envahisseurs occupaient vers 418 notre actuelle région du Sud-ouest. Cette hypothèse n’est pas à exclure, à priori, dans la mesure ou les spécialistes en la matière ont déjà démontré que de nombreux noms du Sud-ouest étaient issus de la langue des envahisseurs du V° siècle.

Il existe cependant une thèse, plus vraisemblable suivant laquelle le nom serait une altération du mot Burth attribué à des soldats anglais fixés en Aquitaine après la guerre de cent ans.

Effectivement, cette hypothèse se trouve largement vérifiée dans les anciens pays d’Albret et des Lannes, ou il est fréquent de découvrir des noms à consonance britannique. On peut donc conclure, avec une certaine assurance, que l’ascendance des Laburthe est bien plus anglo-saxonne que germanique.

N’en soyons pas autrement surpris dès lors que la France, lente à réaliser son unité, est une macédoine de races due aussi bien aux rattachements de territoires différents qu’aux suites inévitables des invasions étrangères.

 

II   LIEU DE SOUCHE DE LA FAMILLE

 

La logique doit intervenir dans sa fixation. En effet, le résultat des recherches conduit à reconnaître qu’il existait, au XV° siècle, des Laburthe en Armagnac, en Guyenne, en Languedoc et dans les Lannes.

Le comte de Givaudan, généalogiste célèbre, et directeur du collège héraldique de France dont les travaux sont renommés, n’hésite pas à soutenir que le lien d’origine de la famille Laburthe se situerait à une date imprécise, mais fort lointaine en Armagnac, comté rattaché, en 1607, à la couronne de France par Henri IV.

Sans nul doute, les Laburthe étaient, bien avant cette date, nombreux dans la région du Condomois et habitaient notamment Fourcès, Montreal-du-gers, Laplume, etc…Ils y possédaient leurs fiefs nobles et anoblis, ils figuraient aux actes se nommant DE LABURTHE, soit DE LA BURTHE ou encore LA BURTHE.

Le lien d’implantation de la famille paraît vraisemblablement avoir été Laplume, bourgade située à la limite du Gers et du Lot et Garonne.

Notre hypothèse se trouve confirmée par le fait qu’il existe encore à Laplume des Laburthe cultivateurs au grand Pachas. On trouve également une famille dont le nom, Laburthe de Pachas, étaye cette origine géographique et confirme l’anoblissement de cette branche.

 

III LES QUARTIERS DE L’EPOQUE -LES FONCTIONS – LES BLASONS – LES

 

RELATIONS D’ ORIGINE ENTRE LES DIVERSES BRANCHES RECENSEES

 

 

Toutes nos sources d’information concordent.

Dans les actes, la qualité nobiliaire apparaît dans les appelations : DE LABURTHE, DE LA BURTHE ou encore LA BURTHE.

Les intéressés possédaient fiefs et terres nobles.

 

 

 

A Laplume, ils étaient seigneurs de Pachas et leur nom figurait à l’armorial de France doté de ce blason :

« De gueules à la tour d’argent, maçonnées de sable écartelé d’or, à la levrette de sable colleté d’or ; sur le tout au dauphin couronné d’argent. »

 

Sans titre

 

                                                                                                                   

 

L’armorial d’Hozier des familles nobles de 1696 références plusieurs familles Laburthe, de Laburthe,  La Burthe, Burthe.. Un de Jean de Burta ( une probable erreur de transcription, il n’existe en effet aucune famille de ce nom référencée ), conseiller du Roy et doyen du parlement de Toulouse arborait le blason au dauphin de la famille Laburthe.

En tout état de cause, les fonctions que divers Laburthe ont assumées à la cour du Roi de Navarre et plus particulièrement notre ancêtre noble Bernard de Laburthe ainsi que son fils noble Jean de Laburthe domiciliés d’une façon certaine en Armagnac attestent de la confiance que le futur Henri IV témoignait aux membres d’une vieille famille du terroir dont les qualités avaient été éprouvées de longue date.

Signalons, à toutes fins utiles, que Laplume n’est pas éloigné de Nérac, capitale de la seigneurie d’Albret, où le vert galant tient souvent sa cour.

Leurs fonctions étaient d’ordre essentiellement judiciaire et militaire, chez les cadets qui ont exercés à Toulouse, Bordeaux, Dax, Bazas, Vic-Fezensac.

Astorg de Laburthe est capitoul de Toulouse en 1545. Puis, c’est une suite d’ecuyers servant dans les régiments de l’époque, de gentilshommes de sa majesté, d’officiers des Maréchaux de France, des capitaines des gens de pied.

A Bordeaux, les Laburthe sont présidents de la chambre des comtes de Guyenne, jurat, audiencier, à la chancellerie, avocat au parlement, procureur général en la cour des aides de Guyenne, conseiller d’état.

Dans les Landes, c’est une branche bourgeoise qui fournit surtout des hommes d’église, des curés, docteurs en théologie, un avocat célèbre à Toulouse, tous originaire de Grenade-sur-Adour ( quartier de Larriviere ).

Descendant du capitoul toulousain, la capitale du Languedoc a un Laburthe comme bibliothécaire. Il est comme son aïeul d’ascendance grenadoise.

Toutes ces branches ont été constituées par des cadets partis d’Armagnac tenter fortune à l’extérieur comme c’était la tradition.

C’est ainsi qu’on trouve des Laburthe à Bordeaux, à Toulouse, à Grenade sur Adour, à Dax, à Bazas etc…

Ici et là, on retrouve, comme dénominateur commun de leur rattachement à la souche armagnacaise, le port du blason « de gueules à la tour d’argent », distinction des seigneurs de Pachas, notamment Astorg de Laburthe, capitoul de Toulouse en 1545 et qui a fait souche en Languedoc, porteurs du blason en cause, originaire de Grenade sur Adour où il a pris ses titres.

Cette argumentation, logiquement déductive ébranle sinon détruit la thèse selon laquelle une terre dite « de Laburthe » située à Larrivière près Grenade aurait conféré son appellation à ses occupants. A la vérité, il semble plus normal de penser que ce sont ces derniers qui ont donné leur nom au fief.

 

V   RAPPORTS ENTRE NOTRE BRANCHE ET LES LABURTHE DU XIV ET XV° SIECLE

 

Ils sont établis par de très vieux actes du XV° siècle en notre possession et par des chroniques de l’époque.

Né entre 1600 et 1615 ; Arnauton Laburthe, dit Bricat, était le petit-fils et le filleul d’Arnaud de Laburthe, archer de la compagnie du capitaine de Termes d’Armagnac. Arnaud était lui-meme fils de Bernard de Laburthe, fidèle conseiller et messager du Roi de Navarre.

Arnauton avait au moins deux frères :

-Bertrand  Laburthe, dit de La Cave, à Canet, fondateur de la branche de Maumusson-Laguian où l’on trouve encore de ses descendants.

-Anthoyne Laburthe, dit Artuco, qui fut à l’origine de notre branche dans des circonstances ci-après rappelées.

Comment s’expliquer la perte de particule chez les fils d’Arnaud ?

Jadis, comme de nos jours, les fils de famille connaissaient des destinées diverses.

Bernard de Laburthe eut quatre enfants parmi lesquels Arnaud connut un sort inférieur à celui de ses frères et de sa sœur. Il fut archer.

Cette situation ne lui a pas permis de conserver les quartiers qu’il tenait des générations précédentes et ses enfants contraints à devenir laboureurs sont tombés en roture.

Jean, son fils aîné, s’est installé en cette qualité au Cantaou, dépendant alors de la commune de Tasque, à 3 Kms environ de termes et à proximité de Cahuzac où Arnauton et Anthoyne devaient faire souche.

 

    

 

                                                               

 

 

                                     DE LA NOBLESSE A LA DEROGEANCE

 

 

De l’examen des documents qui ont permis d’établir cette sommaire analyse, il apparaît que si le nom de Laburthe est éclos en Armagnac, il s’est extrêmement dispersé ensuite et notamment à partir du XIV° siècle, époque depuis laquelle on peut émettre à son sujet des opinions fondées sur des écrits particuliers et des relations de l’histoire régionale. Cette famille a connu des fortunes diverses : les unes, brillantes, pour certaines branches, qui sont parvenues à se maintenir en noblesse jusqu’à la révolution.

Par contre, d’autres ont dérogé et ont fait retour à l’état ignoble, en exerçant des professions réputées telles, parmi lesquelles certains bas offices et l’exploitation d’une terre.

 

 

C’est ce qui est advenu aux descendants de Bernard de Laburthe                                   

                                                                      Né entre 1500 et 1520

                                                              Avocat au parlement de Bordeaux

                                                             Membre des états généraux d’Orléans

                                                                            Huguenot

                                                                 Conseiller du Roi de Navarre

                                                                 Maître des requêtes de son hôtel

 

               Le palais de l’ombriere au 16ème siècle, où le parlement de Bordeaux tenait ses audiences

fd

           

                     

 

                                                 Bordeaux, le palais de l’ombriere

d

Il avait épousé Anne d’Aste, alliée elle-même aux Lamothe fenelon. Il reste notre plus lointain ancêtre répertorié.

On rapporte que Bernard de Laburthe, fut après la bataille de Coutras ( 20 octobre 1587 ), dépêché auprès du Roi de France par Henri de Bourbon afin de préparer la paix. Jurisconsulte de grand savoir, ami de Guillaume Le Blanc, il fut à ses côtés et avec Jean de Lange l’un des maîtres de barre les plus brillants exerçant au barreau de Bordeaux.

 

On sait que Bernard de Laburthe était né en Armagnac. Il eut au moins quatre enfants :

 

- Jean de Laburthe, capitaine des gens de pied, seigneur d’Aujac, qui succéda à son père dans ses fonctions auprès de la cour de Navarre, où il devint garde des sceaux, surintendant et contrôleur général de la maison royale, avant que d'être ambassadeur en Allemagne, Angleterre et Italie.

Jean de Laburthe fut condamné à mort le 06 avril 1569, trois semaines après la bataille de Jarnac, dans la phase aigue des guerres de religion. L'arrêt toucha 569 personnes, nobles, soldats, ouvriers, femmes, juges, ministres... sans distinction, dont " Jehan de Laburthe, filz aisné de Me Bernard de Laburthe, advocat en la cour de Bordeaux ". On en déduit donc que Jean de Laburthe était protestant.

Les nobles sont condamnés à être traînés sur une claie; à voir leurs armoiries attachées à la queue d’un cheval, puis rompues et brûlées. Tous, nobles ou non, sont condamnés à avoir la tête tranchée et placée au bout d’une lance sur les portes de la ville ; tandis que leurs corps, coupés en quartiers, doivent être pendus aux fourches patibulaires ; ils sont en outre condamnés solidairement aux frais du procès, à la réparation des églises et autres monuments qu’ils ont détruits; à la restitution des reliques enlevées ou au payement de leurs prix ; à la confiscation de leurs fiefs et autres biens; à voir leurs villes, châteaux et maisons rasées ; et à payer l’érection de trois croix à Bordeaux, à Pons et à Saintes, portant, gravé sur une plaque de bronze, le sommaire de l’arrêt de leur condamnation.

( Estre chascun d’eux trainé sur une clie ; ensemble les armories d’iceux trainées à la queue d’ung cheval, par les lieux et carrefours accoustumés, de la présent ville, et après, en la présence des dessusdictz estre effacées, rompues et brisées au devant le palais royal de l’Ombriere, par l’exécuteur de la haulte justice ; et condemne, aussi, tous et chascuns lesdictz autres prévenus et defaillans, estre pareilhement traisnés sur une clie, par lesdictz lieux et carrefours, et tous et chascuns les accusés avoir les testes tranchées devant ledict palais de l’Ombriere et les corps de chescun d’eux estre mis à quatre quartiers, et ordonne que les testes des dessusdictz sieurs seront mises au bout d’une lance sur les principales portes de la présente ville, et leurs corps pendus ez fourches patibulaires et autres lieux accoustumés à faire telles exécutions ; et, si aulcuns desdictz defaillantz sont à présent decedés, ladicte cour a condempné et condempne leur memoyre)

Source : Archives Historiques du département de la Gironde T 13 1871-1872
La liste des condamnés saintongeais est également publiée par le baron Eschassériaux dans Etudes et documents relatifs à la ville de Saintes - Saintes 1836

La sentence de mort, décidée par le parlement de Bordeaux, ne fut heureusement pas exécutée.

 

 

- Dominique de Laburthe, maître des requêtes de Navarre.

 

- Daniel de Laburthe, jurat de Bordeaux, nommé par le prince de Condé audiencier à la chancellerie.

 

- Magdeleine de Laburthe, épouse de noble Jean de Pichard

 

- Arnaud de Laburthe, archer de la compagnie de Termes d’Armagnac.

 

Il est intéressant de noter que cette branche arborait le blason dont se prévalait déjà à cette époque Astorg de Laburthe, capitoul de Toulouse.

Le dernier-né de cette brillante lignée, moins doué ou favorisé, sans doute, que ses aînés, allait déroger en raison de la nature de ses fonctions.

Bien qu’en ce temps l’Archer fut bien moins un combattant armé de l’arc qu’un agent subalterne de justice et de police, de dernier emploi excluait son titulaire du maintien en noblesse. C’est pourquoi le fils d’Arnaud, Jean Laburthe, né, comme on le verra plus loin, à Tasques, vers 1580, ne possédait plus la particule, du fait de l’état de dérogeance de son père.

Il ne pouvait, d’ailleurs revenir lui même en fortune, car, à ce moment, la terre qu’il cultivait n’était pas encore sa propriété, cause supplémentaire de la stabilité de son état ignoble.

Il s’agit là d’une évolution identique à celle subie par plusieurs branches de nombreuses familles titrées de l’ancien de régime, victimes-il faut le signaler également- de l’âpreté apportée par les collecteurs de la taille à sauvegarder les intérêts pécuniaires de la Ferme générale.

En tout état de cause, les roturiers qui sont devenus nos ancêtres sont parvenus, par la suite, à conquérir une nouvelle noblesse, basée, celle-ci, sur la valeur de hauts sentiments et sur les résultats d’un travail laborieux, patient et persévérant qui leur ont permis de s’élever progressivement aux échelons supérieurs de la démocratie.

( Il est possible que cette perte de la particule ait un lien avec son frère Jean de Laburthe, condamné à mort après la bataille de Jarnac- qui opposa en lutte fratricide les armées protestantes de Condé à celles du roi de France commandées par le duc d'Anjou. Les familles des condamnés étaient souvent touchées de près ou de loin à cette époque par des sentences)

 

Nos sources d’informations voir 1 fin ouvrage De la noblesse à la dérogeance

 

 

 

 

 

 

 

                                                                 DIVISION DE L’OUVRAGE

 

 

I LIGNES DIRECTE

 

II LIGNES COLLATERALES

 

 

                                               I LIGNE DIRECTE DES LABURTHE-ARTUCO

 

                                                                   Arnaud de Laburthe                                                                 

                                                               Archer à Termes d’armagnac

                                                                         Né vers 1540

 

                                                                    

e

                                                             Ruines de Termes d’Armagnac

 

Sous l’ancien régime, le mot archer signifiait « combattant armé de l’arc, ou agent subalterne de justice et de police ». Comme les archers disparaissent en France sous François 1er ( 1515-1547 ) et comme c’est en 1560 que nous découvrons Arnaud en qualité d’archer, il convient d’en déduire qu’il était un fonctionnaire de justice d’échelon modeste.

           

                                                                     

 

Il fut le moins illustre des cadets de Bernard de Laburthe ; c’est aussi le premier du nom de notre branche terrienne.

 

 

Enfants :

-          Jean Laburthe, né vers 1580 à Tasque et plus exactement au « Cantaou », actuelle propriété des de St Julien situé près de Cahuzac et à 2 Kms environ de Termes d’Armagnac (voir vieux actes en notre possession).

C’est là qu’après avoir perdu ses quartiers s’est vraisemblablement fixé l’archer de la compagnie du capitaine de Termes d’Armagnac que l’on trouve, le 19 mai 1560, à Samatan ( Gers ), où cette unité est passée en revue.

 

 

                                                                      Jean Laburthe

                                                                           laboureur

                                                                Né à Tasques vers 1580

 

 

Enfants :

- Anthoyne Laburthe, dit Artuco

- Bertrand Laburthe, dit la Cave

- Arnauton Laburthe, dit Bricat

l’existence de Jean Laburthe et de ses trois fils est révélée par les actes en notre possession, analysés ci-après :

 

29 février 1672- le fils de Jean Laburthe, Anthoyne Laburthe, demeurant au Cantau, propriété sur Tasque, devant par la suite appartenir à la famille de St Julien, verse 77 livres à Arnauton  ( petit Arnaud ) Laburthe, laboureur à Cahuzac.

 

 

 

 

 

9 décembre 1659acte Me Lanafoert, notaire à Pouydraguin (expédition du 05 septembre1694) : il y écrit que le fils de Jean Laburthe, Anthoyne Laburthe, comparait en témoin au contrat de mariage d’André Pandelé, de Cahuzac, et de Domenge Lamazouade, dite Maupeou ( la maison existe toujours à Goux)

 

 

 

31 mars 1687-  suivant acte reçu par le notaire royal, à Riscle, Bertrand Laburthe, dit la Cave, à Canet, vend une terre située à Cahuzac à son neveu Jean Laburthe, fils de son frère Anthoyne Laburthe.

 

 

                                                                      Anthoyne Laburthe

                                                                              Laboureur

                                                                      Né à Tasque en 1612

                                                    Décédé à Lartuco le 17 juillet 1692, âgé de 80 ans

 

De Tasque à Cahuzac

Le père d’Anthoyne possédait des biens situés sur Tasque et Cahuzac qui, à son décès, furent

Recueillis par son fils. Ceci résulte d’un acte, en date du 29 février 1672, par lequel Arnauton Laburthe donne quittance à son frère Anthoyne Laburthe de son droit légitime dans la succession de leur père. Il était d’usage, en Gascogne, que le fils aîné, attributaire de l’intégralité du patrimoine de ses auteurs, désintéressait ses frères et sœurs. Au surplus, Anthoyne Laburthe, paraît avoir bénéficié des libéralités du comte de Saint-Aignan, propriétaire notamment de Lartuco. Un acte en notre possession, du  12 mars 1665, l établit après un procès intenté par les ayants-droit du donataire.

C’est donc antérieurement à cette date que le premier des Laburthe a fixé son foyer sur le fief de son bienfaiteur. Comme un roturier n’est pas anobli par la prise de possession d’un fief, Anthoyne Laburthe demeura dans le tiers-état.

 

Enfants :

-Jean Laburthe 1660

-Pierre Laburthe 1665

-Antoine Laburthe 1675

 

Actes concernant Anthoyne Laburthe

6 février 1665- on le trouve héritier de Jean Broqua-Lahorcadere. La terre de Lahorcadere était contiguë à l’héritage de Lartuco. Elle existe toujours, appartenant à Georges Rocq, notre voisin, et on la nomme Lahourcadere. Auparavant cette terre fut le lot d’un cadet des Laburthe.

12 mars 1665 et 16 octobre 1667- ce sont les dates d’une donation et du testament faits par Arnaud de St Aignan en faveur d’Anthoyne Laburthe ( Mes Vadrillas et  Lagrange, notaires).

8 décembre 1668 – avis formulé sur les deux actes ci-dessus visés par un jurisconsulte de Nogaro qui en confirme la validité. Parmi les titres de propriété remis au donateur figure un parchemin de mai 1535 contenant acquisition par Arnaud de St Aignan d’une vigne située à Canet.

20 janvier 1691- acte de Me Dutrey, notaire à Lasserade, concernant l’acquisition d’une terre «  à la Flaquette » à Jean St Lanne. Ce champ contigu à la maison Lafitte est toujours notre.

 

Notes sur les St Aignan

Jean de St Aignan semble être le fils de François de Beauvilliers, Duc de St Aignan ( 1610-1687 )

On le trouve, assumant les fonctions de premier gentilhomme de la chambre du Roi, avec Batz de Castelmore, le mousquetaire d’Artagnan (naît à quelques kms de Lartuco ), Henri de Montesquiou, oncle du précédent, dans la suite de Louis XIV, qui, le 25 avril 1660 , quitte Auch pour rejoindre sur la Bidassoa au Pays Basque, l’infante d’Espagne, sa future épouse.

Noble de Gascogne, Jean de St Aignan sut avoir un geste pour Anthoyne Laburthe.

On ne peut être précis sur la nature des motifs qui l’ont inspiré. Vraisemblablement, il existait un lien de parenté entre les deux familles, si l’on admet que le grand-père du donataire, Arnaud de Laburthe, était lui-même de lignée noble. L’emploi, à la même époque, du prénom Arnaud et de son diminutif Arnauton, aussi bien chez les St-Aignan que chez les Laburthe, vient appuyer cette hypothèse.

Mais, comme les Laburthe tombèrent ensuite en roture, il n’est pas surprenant que se considérant lésés, les ayants-droit naturels de Jean de St-Aignan se soient pourvus contre la libéralité dont bénéficiait Anthoyne Laburthe (voir acte/procès 12mars 1665 )

 

 

 

 

 

 

 

         

                                                             ORIGINE DE LARTUCO

                                       

                                                  Lartuco, aux environs de 1750, carte de Cassini

                                          z

Anthoyne  Laburthe, qui naquit à Tasque en 1612 et décéda à l’Artuco le 17 juillet 1692 bénéficia  donc de la générosité de Jean de St Aignan de Lartuco qui le 12 mars 1665 lui fit donation de sa terre suivant acte rappelé à nos archives.

On ignore les motifs de cette libéralité. Est-elle le fait d’une reconnaissance à l’égard d’un serviteur zélé, ou la marque d’affection d’un parent par alliance désireux de réparer vis à vis du donataire les rigueurs de son sort ?

L’ascendance noble d’Anthoyne tendrait à faire adopter la seconde hypothèse.

 

                                  

Sous le bénéfice de cette déduction, que signifie donc le mot Lartuco ?

Il dériverait d’un ancien nom bien gascon ayant subi plusieurs altérations :

Artix, Artic, Artigau, signifiant selon les cas : bout, sommet, extrémité ou encore terrain en friches.

La situation de la propriété répond bien à ces définitions. En effet, le terroir de l'Artuco est situé au bas et à l'extrémité du coteau de Goux. Par ailleurs, il confine des terres voisines du bois de Riscle, jadis possession de Jeanne d'Albret, dont il n'est pas exclu  de penser qu'elles étaient à l'époque en friches avant d'avoir été récupérées et rendues cultivables par les agriculteurs d'antan.

Ainsi, depuis plus de trois siecles, l'Artuco a constitué le sol des Laburthe.

Dernière du nom, Marie Laburthe y aura passé la plus grande partie de son existence. De sa bouche et de celle de son frère aîné Michel Laburthe, j'ai appris qu'au fil du temps des générations successives se sont appliquées à agrandir et à aménager leur patrimoine.

Ceux qui en sont partis pour tenter fortune ailleurs, y sont presque tous revenus au soir de leur vie, pour reposer, à jamais, en leur terre natale. Leur nécropole à tous se situe en des lieux désaffectés ou encore honorées de la ferveur des survivants, dominés, les uns et les autres, par les aspects bucoliques qui illuminent la grande plaine de l'Adour et de l'Arros, veillée par l'antique tour de Termes d'Armagnac.

Nos morts dorment là dans la quiétude des tombes ! Sachons avoir à leur intention une pieuse pensée et reconnaître, en le faisant, que nous ne serions pas ce que nous sommes, s'ils n'avaient pas été ce qu'ils furent.

Lartuco...Son ambiance a impressionné ceux qui la connurent et alimenté leur sentimentalité. Par les soirs d'été, lors des vacances, quand descend le crépuscule et que le cédre majestueux plane sur le silence des fins de jour, on éprouve, aux alentours de la vieille maison, la présence discréte de ceux qui y vécurent. De la survie spirituelle et tutélaire des Laburthe, dont la chair est devenue qu'une simple poussiére, est fait l'enchantement de la séculaire demeure, à la fois nostalgique et accueillante, ou, entouré des miens, et bercé de souvenirs, je vis des instants de charme et de réconfort.

Lartuco, c’est pour moi le sanctuaire ou se confondent le passé et le présent et ou se forge l'avenir.

Là, avec une philosophie sereine, j'ai saisi le sens de l'existence et l'enseignement de la mort, en m'enracinant dans la cendre des disparus.

Qu'on me pardonne cette sorte de vanité qu'explique la profondeur de mes visions et une extrême sensibilité dont je m'excuse.

 

 

                                                                      Jean Laburthe

                                                                         Laboureur

                                                                   né à tasque en 1660

                                            décédé à Lartuco, le 20 décembre 1735, agé de 75 ans

              

Il épousa Marie Meyloc, de la paroisse de Riscle, le 16 novembre 1681, à Cahuzac. Les époux étaient agées respectivement de 22 et 23 ans.

Marie Meyloc est décédée, le 7 janvier 1728, agée de 60 ans.

De leur union naquirent :

1/ Antoine Laburthe le 4 juin 1692

2/ Michel Laburthe le 23 octobre 1694

3/ Marie Laburthe le 14 avril 1697

4/ Jean Laburthe le 6 mai 1700

D'après une lettre écrite de Bordeaux, le 28 octobre 1740, par l'interessé, il y aurait encore :

5/ Antoine Laburthe

 

 Le patrimoine de Jean Laburthe      

on l'établit par analyse d'actes en notre possession et des éléments du registre terrien ouvert le 6 février 1665

 

31 mars 1687 : notaire royal à riscle:acquisition de son oncle Bertrand Laburthe, dit La Cave, à Canet, d'une terre "La Loubere" sur Cahuzac ( 2 sacs), moyennant 45 livres.

                    

a

             

20 octobre 1692 : Me Lambesart, notaire à Riscle: acquisition de Jean Lagrange-Pontus, à Goutz, d'une terre "à Pessales", sur Cahuzac.

 

4 novembre 1692 : meme notaire, acquisition de M.de Saint -Lanne d'une terre.   

   

30 novembre 1692 : idem

 

1er avril 1693 : Me Dutrey, notaire à Lasserrade : acquisition de Pierre Camboue, d’une terre.

 

1er janvier 1704 : Me Dufau, notaire à Riscle : acquisition d’Antoyne et Pierre Senac, d’un terrain

 

9 juillet 1701 : Me Bacarrère, notaire, à Castelnau : acquisition d’une terre confrontant au midi par lui-meme et ailleurs Jean Laburthe Bericat.

 

 

17 décembre 1726 : avec son fils, Laburthe ayné ( le mot est ecrit en deux mots La Burthe, peut etre reminicence du passé, il figure à un procès intenté contre un sieur Jean Dupouy, en la chambre souveraine des eaux et forets.

                        

rez

9 Janvier 1733 : il teste devant Me Lanofoert, notaire, à Plaisance.

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                           Consistance de L’Artuco                                                                                                                                             

                      ( d’après le registre terrien scellé à Auch le 13 février 1712 )

 

Maison, airial, jardins, vignes, prés et labourables à L’Artuco et à Lartigau :

 

 

 

Biens                                 lieux-dits                                         Contenances

                                                                      Arpents         sacs           cartons     pugnères

 

Habitations, enclos          L’Artuco                  2                  3                 3               7

Labour                             La loubère                                    2                                  2

Vigne et labour                Lartigau                                       2                 1               3

Vigne                               Marens                                                            1               3

Hautin                              Marens                                                                             7

Pré                                   Lahorcadere                                 1                                  3

Pré                                   Lahorcadere                                 1

Labour                             Laduhicon                                    1

Labour                             Lanot                                                                                3

Terre                                                                                                        1               4

Labour                             Canet                                            1                 3               6

Labour                             Canet                                                               2               5

Pré                                   Aux Claux                                    1                 2               5

Labour                             Joandeu                                                           2               7

Terre                                Au Bourdieu                                                   2               7

Pré                                   Pessales                                        2

Pré                                   Pessales                                                           3               4

Pré                                                                                                           1               4

Labour                             Brana                                           3

Bois et Landes                Aux Claux              1                                     1               3

 

Les trois parcelles de pré sur Pessale, confrontant à Beutejac et à Lagrange, constituent aujourd’hui ce que nous appelons « la prairie du Bois » 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                             Antoine Laburthe

                                                                                 Propriètaire,

                                                                        Né à L’Artuco le 4 Juin 1692,

                                                                        Y décède le 17 juillet 1751,

                                                                             Agé de 59 ans. 

 

Il épousa à Cahuzac, le 28 Janvier 1714, Jeanne Terrade, originaire de Laguian ( Maumusson ). Elle décède le 15 décembre 1752, agée de 66 ans.

Ils eurent au moins 7 enfants :

-          Jean Laburthe le 3 novembre 1714

-          Bernard Laburthe le 17 janvier 1718

-          Jeanne Laburthe le 12 septembre 1719

-          Bernard Laburthe le 5 novembre 1723

-          Michel Laburthe le 26 novembre 1724

-          Jean Laburthe le 6 janvier 1728

-          Pierre Laburthe le 19 novembre 1730

 

D’après le livre de raison de J.Drevillet, Antoine Laburthe était le valet de ce dernier ( archives de la famille Laffargue-Roch à Goux )

 

 

Actes et écrits concernant Antoine Laburthe

 

Le 16 aout 1738 : acte Lanafoert, notaire à Plaisance : son frère Jean Laburthe, dit Lachoume, tailleur d’habits à Riscle, lui donne quittance du montant de sa legitime dans les successions de leurs auteurs.

 

Le 28 octobre 1740 : son frère, autre Antoine, maitre boulanger en pain béni, à Bordeaux, lui écrit, pour lui annoncer l’envoi d’une demi livre de poivre, canelle et girofle.

 

Le 14 avril 1745 : acte Lanafoert, notaire à Plaisance, : acquisition d’une terre « a la Loubere

 

Le 28 juin 1749 : acte Baccarere, notaire, à Castelnau Riviere Basse : accompagné de son fils Jean, il établit avec Thomas Dubourdieu, dit Miquet, de Gouts, un accord sur les limites d’un droit de passage pour la desserte de certaines pièces de terre sur Cahuzac, au lieu dit « Pessales ».

Note : il s’agit vraisemblablement de l’actuel « grand Pessales ».

 

                                     

 

                                                                            Jean Laburthe

                                                                          Consul- propriétaire

                                                                      Né à LArtuco le 3 novembre 1714

                                                                  Décédé le 4 Janvier 1766, agé de 52 ans

                                                              Epoux à Cahuzac, le 24 novembre 1744

                                                               De Marie Anne Fromigué, agée de 25 ans

 

Marie-Anne Fromigué était la fille de Mathieu Fromigué, premier consul de Sombrun ( Hautes-Pyrennées ), petite-fille de Dominique Fromigué de Lauga. En 1614, elle a pour ancêtre Jean Fromigué, de Montesquiou, époux de Fernande de Bouvet, de Peyrusse-Grande.

Ils eurent cinq enfants :

- Antoine Laburthe, né le 6 novembre 1745

- Marie Laburthe, née le 2 novembre 1748

- Marie Laburthe, née le 1er novembre 1751

- Michel Laburthe, né 28 octobre 1754

- Jeanne- Marie Laburthe, née le 23 octobre 1757

Dans un acte d’huissier, à Ju-Belloc, du 27 avril 1810, il est bien indiqué que Marie-Anne Fromigué a eu effectivement cinq enfants.

 

 

Le Consul

 

A partir du moyen-age, il  était fréquent dans le midi de la France de voir attribuer le titre de consul aux homologues de nos actuels conseillers municipaux.

Le 10 décembre 1750 , en cette qualité, il paraphe le role de la capitation roturière de Cahuzac sur lequel figure son père Antoine Laburthe, ainsi que son cousin Pierre Laburthe Lahourcadère, imposés respectivement pour 9 livres, 5 sols et 8 livres.

A la confection du role a participé son frère Pierre Laburthe, cadet.

 

Le propriétaire

 

Il augmente la consistance de la propriété :

Le 12 mai 1748 , acquisition d’une terre appartenant à Raimond Broqua ( acte Labarre, notaire à Plaisance ). Puis, le 21 novembre 1748, chez le meme notaire, acquisition d’une terre à Pessale appartenant à Dominique Druilhet –ancetre de Georges Rock- et à Dabit Duthil. Enfin, le 02 avril 1757, acquisition d’une terre appartenant à Dabit Duthil.

En dehors des biens situés sur Cahuzac, il possède aussi des immeubles à Canet :

-          un champ au Contri ( actuellement cette terre est representée par la pièce située au-delà du pont du Bouscacé, à gauche sur la route en direction de Viella, avant d’aborder la côte de Chardeon.

 

A     REPRENDRE

 

 

 

 

Le procédurier

 

Le 18 décembre 1748, il plaide contre Thomas Dubourdieu, de Goux, et Jean Curon, de Cahuzac, en résolution de l’échange d’un pré à « Pessales », dont il acquiert ensuite la propriété.

Le 28 juin 1749, il figure, avec son père Antoine Laburthe, dans un acte de Me Bacarrere, notaire à Castelnau, qui établit un droit de passage sur les terres de Thomas Dubourdieu, dit Miquet, pour la desserte des champs de Pessales.

A la même date, suivant acte de Me Bacarrere, notaire, cette fois, à Madiran, il acquiert du dit Dubourdieu une terre à Pessale.

 

Son testament

 

Le 17 octobre 1765, il le dicte à Me Bacarrere, notaire, à Castelnau-Riviere-Basse. Il lègue l’universalité de ses biens à son fils Michel, sous réserve de la légitime à laquelle  peuvent prétendre ses autres enfants.

 

 

 

                                                                   Michel Laburthe,

                                                              Bourgeois, adjoint au maire

                                                         Né à Lartuco le 28 octobre 1754,

                                                       Décédé le 26 avril 1841, à 6h du soir,

                                                          D’après son livre de raison

                                          Epoux à Cahuzac, le 16 mai 1785, d’Angélique Lestrade

 

Elle est la fille de Gabriel Lestrade, Me Chirurgien à Ladevèze, et de dame Jeanne Brescon. Elle décède le 13 janvier 1848, agée de 91 ans.

Son contrat de mariage a été reçu par Me Miensens, notaire royal à Castelnau-Riviere-Basse :

 

Futur : Marie-Anne Fromigué, veuve de Jean Laburthe, exécute les dispositions testamentaires de son mari en faveur de son fils Michel. Toutefois, en tant qu’exécuteur testamentaire, elle se réserve un pré, de 6 mesures, situé à Pessales ( Cahuzac ), confrontant au levant Piroc, au midi Laffitte-Baron, au couchant Laburthe, au nord bois de St Julien , pour en disposer comme elle l’entendra.

En outre, Marie-Anne Fromigué, se réserve le service annuel et viager de 5 sacs de froment , d’une barrique de vin rouge, d’un quartier de cochon engraissé, d’un vestiaire, et la faculté de prendre les herbes potagères dans le jardin de son fils. Enfin, elle demande que 30 livres soient employées pour des messes de requiem à sa mémoire.

 

Future: Jeanne Brescon et jean Lestrade, veuve et fils de Gabriel,constituent en dot à leur fille et leur sœur :

-          une somme de 2600 livres

-          un habit nuptial, évalué à 50 livres

 

 

 

 

Témoins et assistants

 

 

 

Côté Laburthe :

Jeanne Marie Laburthe, sa sœur, Son oncle Mathieu Fromigué et sa épouse Marie Argut, Pierre Ducastaing, Me chirurgien à Préchac et oncle maternel, Louis Theze, bourgeois d’Armentieres, grand oncle, Marie Anne Ducastaing, de Prechac, sa cousine, Jeanne Lalanne, épouse de Michel Laburthe-Dumaine, de Gouts, sa tante et marraine.

 

Coté Lestrade :

Jeanne Brescon,, veuve Lestrade, sa mère, Jean, Jean-Baptiste, Bertrande, Suzanne et Jeanne Lestrade, ses frères et sœurs, André Puyo, Me chirurgien, de Ladeveze, son grand oncle, Jean Brescon, avocat au parlement, juge du comté de Labatut-Rivière, son oncle maternel (1), Jeanne Lestrade, épouse de Jean Turon, sa tante maternelle, Guillaume Paisse, bourgeois, son beau-frère, Jean-Baptiste Dareix, son cousin.

 

(1)   Une petite fille de Jean Brescon, Juliette, a été l’épouse de mon aïeul Antoine Sempé, à Bazet ( 1809- 1882 )

 

 

 

                                                                     Jean-Marie Laburthe

                                                              Bourgeois et conseiller municipal

                                                                 Né le 18 vendemiaire an 4

                                                                  Décédé le 23 février 1842

                                                                             A Lartuco

                                                                                 Epoux

                                                          Le 05 février 1833 de Virginie Olleris

 

Virginie Olleris était née à Plaisance le 18 décembre 1812. Elle était fille de Barthelemy Olleris , marchand drapier, et de Marie Lafforgue, demeurant, tous deux, à Plaisance-du-gers. Elle est décedée , le 27 mars 1899, à Lartuco.

Le contrat de mariage a été établi en la demeure de la future par Me Lanafoert, notaire, à Plaisance, et Me Laterrade, son confrère, à Cahuzac, le 02 janvier 1833.